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Experts et futur marri !

Livres Parmi les erreurs de management que j'ai pu commettre dans ma longue carrière, il en est une à priori anodine, qui est d'avoir créé (et nommé) une fonction "expert" dans l'entreprise. J'aurais du consulter préalablement la définition éloquente du mot "expert" dans le petit Larousse: "qui a une connaissance parfaite d'une chose..." . La perfection ! suffisant pour transformer la modestie et l'ouverture d'un collaborateur en une arrogance forcenée !

L'expert apporte donc, de prime abord, une plus value appréciable dans l'entreprise:

  • L'expert sait donc ne doute pas.
  • L'expert sait donc ne discute pas.
  • L'expert sait donc résoud.

Beaucoup de managers, à l'affut du résultat à tout prix et à court terme, auront soin de s'entourer d'experts pour avoir des réponses immédiates et performantes. Les offres d'emploi fourmillent de cet engouement pour l'expertise. L'illusion d'avoir un zorro indéfectible est pourtant une terrible erreur pour une organisation...car

  • L'expert ne transmet pas
  • L'expert n'écoute pas
  • L'expert n'imagine pas
  • L'expert est impuissant devant un problème inédit
  • L'expert meurt aussi parfois

Cette culture du résultat instantané dans les entreprises pour satisfaire des exigences financières dictées par des actionnaires toujours plus impatients, amène de plus en plus à ne pas se préoccuper du long terme. Cette mode de l'action immédiate fait oublier la force tranquille de la méthode et l'importance de l'observation, de la réflexion et de la concertation dans la résolution des problèmes.

Et le manager qui oublie cela , un jour sera marri...

PS: Evidemment cet article fait de considérations générales ne saurait systématiquement s'appliquer aux nombreux experts lecteurs et amis de ce blog !

C'est vraiment trop injuste...

Calimero202 19h55, en ce beau 1er février, une fin de semaine agitée, l'annonce d'un beau WE tempéré par un climat réchauffé...

Que du bonheur, ou presque...

D'un seul coup une lueur vive traverse le salon. J'ai juste le temps de voir une étincelle et d'entendre un bruit sec. Puis deux, trois...le chat se met à hurler (vivace la bête malgré ses 19 ans...). L'écran de mon PC vacille, devient blanc, bleu...fume et s'éteint (Il est interdit de fumer aussi chez moi). Ma fille braille aussi. la maison est dans le noir. Le congélateur émet un gloussement étrange. J'entends une chute dans l'escalier. Ma fille crie qu'elle s'est cassée la jambe. Le chat pense qu'il est devenu aveugle, en tout cas il est devenu gris comme tous les chats la nuit.

Le gratin dauphinois s'est figé dans le four, c'est la cerise sur le chaos...

Ce matin le réveil est dur. il faut dire que la température est descendue à 9 C dans la maison, équipée en tout nucléaire. Je branche mon vélo au PC (le montage est complexe, je peux envoyer les plans) et commence à surfer en pédalant...et là je comprends !

19h55 le 1er février, 5 mn d'extinction des feux pour sauver la planète !!! et quel succès ! 1% de baisse de la consommation instantanée ! et...20% de surtension chez moi !!!

Qu'ai-je fait pour mériter cela ? est-ce la vengeance du Dieu Hulot, parce que je ne trie pas mes déchets, parce que je prends ma voiture pour faire 500 m, parce qu'il fait 21 C chez moi (enfin, il faisait  21 C...) ?

N'ai-je pas pourtant fortement contribué à la sauvegarde de l'environnement moi aussi ?  Arrêter la production d'une usine qui fabriquait 60 millions de lampes à incandescence, le geste n'est-il pas noble ? faites le calcul ! 3600 Mégawatts ! l'équivalent des 4 réacteurs de la centrale du Bugey !!!

C'est vraiment trop injuste...

Le salaire des désosseurs en Suisse...

SuisqCertains sites comme MyBlogLog permettent aux bloggeurs de connaître l'origine de leurs lecteurs. Le coktail des visiteurs de l'Indelocalisable est composé indéfectiblement d'un tiers de connaissances, un tiers de membres de la bloggosphère et un tiers de paumés qui atterrissent au hasard d'une recherche sur le web. On peut connaître ainsi les mots clefs tapés sur google par des surfeurs pas toujours bien inspirés.

Le plus drôle et le plus inattendu d'entre eux, récemment, est parvenu jusqu'ici en recherchant "le salaire des désosseurs en Suisse" !

C'est fou, ça, de chercher le salaire des désosseurs en Suisse ! Moi qui pensais qu'on était désosseur par vocation ! J'imagine sa tête en débarquant sur le site des indelocalisables, il est tombé sur un os, le pauvre...

En fait, non, je n'imagine pas la tête d'un désosseur. Et puis qu'irait-il faire en Suisse ? Que des stars décaties y aillent croupir, soit, mais un désosseur en pleine force de l'âge, passionné par son métier ? N'y a t'il pas suffisamment à désosser en France ?

Décidément, tout fout le camp... les entreprises en Chine, les désosseurs en Suisse... qui va faire de vieux os dans notre beau pays ?

Sec comme le plus sec des raisins secs

Hamster Il y a quelques temps, Lili le hamster familial, joueur invétéré, tourneur de roue vertébré, as-virevolteur devant l'éternel, a disparu au grand désespoir de mes enfants (et à mon grand soulagement). Plusieurs semaines après, lors d'un nettoyage de printemps, j'ai retrouvé Lili derrière le frigo , sec comme le plus sec des raisins secs...

J'imagine déjà vos mines déconfites (en un seul mot), mais que vient donc faire cette histoire de carpette dans un blog sérieux consacré au management...?

Rien. Ou presque rien. Si ce n'est que depuis quelques temps mon collègue de la logistique SM (1), ex-futur spécialiste en petites culottes reconverti dans la grosse mécanique, me fait penser à Lili. SM le roi de l'urgence, le prince de l'oreillette, le Maurice Herzog des tas de palettes, le monsieur un-tour-d'horloge de l'entreprise (2) risque d'être la prochaîne victime du client dictateur...

Car s'il y a des mondes où le client n'est encore que roi, dans celui de la sous-traitance automobile, il est dictateur. Et l'alternative est simple: soit vous dites non aux folles exigences de votre client et son culte du juste-à-temps-surtout-chez-les-autres et vous vous retrouvez à l'ANPE, soit vous dites oui et un jour, au retour d'un WE, on vous retrouvera comme Lili, sec comme le plus sec des raisins secs, au fond du stock de produits finis.

(1) SM, un de mes collègues préférés, ex-membre de la résistance de l'entreprise défunte que j'ai entrainé avec moi dans la merveilleuse aventure de la sous-traitance automobile.

(2) Appelé ainsi par sa capacité unique à enchainer des séries de 12h non-stop dans l'entreprise.

Le réveil du blog qui dort...

Lit Mon blog fait preuve de paresse, certes. Mes flaneries me portent plus volontiers sur ceux que j'aime particulièrement lire, et je sais que dans la liste je vais en oublier...j'aime découvrir la planètargonaute de bon matin, puis je pars à la cueillette du concombre masqué. Repus j'aime chroniquer en dégustant un thé avec Antonia, me délecter des histoires de dom,  humer la cuisine de Mercotte, respirer une bouffée d'oxygène chez Nellooo...et puis me perdre dans les tréfonds du monde Blog avec délices, en découvrant chaque jour de nouveaux univers.

Et puis hier dans la torpeur de ma paresse mon propre compteur s'est affolé, comme s'il se mettait à indiquer le temps qui passe. 200, puis 300 connections dans la journée...la folie s'emparerait-elle de mes admirateurs (trices) ?

Grâce à la diligence et la perspicacité de My bloglog, je me suis aperçu que la revue Stratégie avait diffusé sur sa newsletter un petit article sympa et attirant intitulé "Indélocalisable mais recasable", avec un lien qui fait du bien. Cela donne envie de se réveiller.

J'en profite aussi pour rendre la monnaie à  Stratégie qui grâce à ce lien, verra ses propres statistiques flamber...

Management ou manipulation ?

Mario3 Les techniques de management dans les entreprises ne sont elles tout simplement que de basses techniques de manipulation ? Quand on regarde de près l'éthymologie des deux mots la racine commune est évidente...Et le terme manipulation fait evidemment peur. On veut bien revendiquer le qualificatif de bon manager, mais pas celui de manipulateur doué ! Et si l'on accepte d'être managé, on refuse d'être manipulé ! Pourtant l'évolution des modes de management dans l'entreprise va clairement dans la direction de la manipulation. Jadis le pouvoir de la hiérarchie était tel, que les décisions étaient imposées. Dans ce cas là les choses sont claires, on est privé de liberté, on exécute.

Aujourd'hui tout l'art du management réside justement dans le développement de l'illusion de liberté. L'objectif est d'amener des individus à faire ce qu'on veut qu'ils fassent en toute liberté. Illusion, en effet, car spontanément ces mêmes individus, sans leur "manager", auraient pris un chemin très différent...

Sans forcément souhaiter le retour du tout directif, il est important au moins de valider nos modes de management/manipulation (ceux qu'on impose et ceux qu'on subit) en vérifiant qu'ils sont cohérents avec nos intérêts et notre bien-être.

Bonne soupe aux poireaux 2007

Soupe_1 Bien laver les poireaux et les couper en rondelles. Les faire revenir dans le beurre fondu 5 mn avec l'oignon émincé. Mouiller avec le bouillon et le vin, saler, poivrer et laisser cuire. Retirer du feu et laisser la soupe se reposer 5 mn. Partager en trois. Ralonger chaque part avec une quantité croissante de crème.  Dans la part la plus forte en crème, broyez quelques brins d'aneth. Dans la part du milieu rajoutez du gingembre et enfin une goutte de harissa dans la troisième. Commencez à remplir au tiers d'un grand bol de cette dernière partie. Puis très délicatement, pour garder les couches intactes, versez la deuxième partie au deux-tiers et enfin complétez avec la troisième couche à l'aneth.

Vers minuit, plongez une paille première couche et buvez lentement. Sentez la douceur de 2006 qui doucement s'éloigne, puis attaquez l'année 2007 au gingembre pour revigorer vos sens altérés et enfin terminez dans la braise de la troisième couche.

Eteignez ensuite le feu avec un verre de vodka glacée. Bonne année.

Fresque historique !

Les murs s'en souviennent. Ceux-là résonnaient encore du bruit des chaînes de fabrication quand un beau matin du 14 juillet 2005, escaladant les barrières acérées , quatre inconnus s'infiltrèrent dans ces lieux bannis des maîtres du monde, avec des intentions peu recommandables. Quatre Indélocalisables, cadres bien-comme-il-faut se transformèrent en trublions bovéristes le temps d'une oeuvre à la gloire  de l'usine assassinée. Dans un feu de couleurs et de rancoeurs, une fresque historique vit le jour sur ces murs centenaires...la vidéo circulait sous le manteau. je la diffuse au grand jour, et les quatres coupables ne sont même pas floutés...

Les boules de Noël...ou on a le chef qu'on mérite...

Boule_noel_2

Mon ex-patron s'appelait Noël et, comme nous tous, il en a eu gros sur la patate lors de la fermeture de l’usine.
En pensant aux boules de Noel, je me disais qu’on a vraiment le chef qu’on mérite. Les plaintes, les rancoeurs contre son chef ne sont que de bas alibis pour accepter une situation qui finalement nous convient. Râler est confortable, trouver un coupable à tous nos maux aussi. Les techniques de management s’appliquent aussi à son propre N+1 (attention danger, elles sont inopérantes avec le N+2 !). Elles permettent d’écouter, de comprendre, de négocier, d’anticiper. On peut faire évoluer son chef, on peut le modeler, le façonner, s’adapter, l’adapter…au pire en changer !


Quant à moi, j'en ai fait mon adage (encore un !) :


                                     "J'ai le chef que je mérite, même s'il m'irrite..."


Le recrutement au clignotant

Clignotant Continuons à faire le tour des techniques de recrutement les plus innovantes et les plus performantes. Après l'initialogie, examinons les atouts du recrutement au clignotant. Cette méthode ne consomme que peu de moyen et possède un ratio résultat/temps passé étonnant. Il suffit de se poster à l'entrée de l'entreprise et d'observer si le postulant met son clignotant pour tourner. Cette manoeuvre, trop souvent considérée comme anodine, recèle des enseignements-clé pour votre recrutement. En effet celui qui l'utilise a de grandes chances d'être:

  • Proactif, anticipant et prévenant les évènements
  • Respectueux des règles
  • Autonome et responsable
  • Altruiste
  • Parfaitement formé à la différence entre la gauche et la droite

Autant de qualités qui feront du candidat clignoteur l'oiseau rare que vous cherchez. Alors, rapidement vous ferez votre cet adage:

                "celui qui met son clignotant ne peut être foncièrement mauvais".

67 secondes de bonheur...

OreilleVisiteurs perdus sur ce blog survivant, ou flâneurs nostalgiques des temps passés, les reflets multicolores de ces lampes fantômes illuminent vos écrans dans un silence de mort. Heureusement grâce à des recherches minutieuses, accompagnées d'analyses spectrales complexes, j'ai réussi à extraire l'impossible: un son à jamais disparu , témoin d'une vie éteinte,  le son de l'Usine. Prêtez l'oreille à chaque fréquence, identifiez le claquement métronome des entrainements mécaniques, sentez le souffle des chalumeaux et vibrez au rythme des échappements pneumatiques. Mais surtout, dans un silence religieux, percevez ces quelques voix venues d'outre-tombe, à peine audibles comme si elles venaient des espaces interstellaires...d'une constellation nouvelle, celle des Indélocalisables...

Ndlr: cliquez sous le lecteur, à gauche , sous les lampes en folie, et la magie vous ravira...

Le privilège de l'inexpérience

Images Trop souvent l'expérience, apanage des anciens évidemment, est mise en avant comme une qualité primordiale et indiscutable. Ainsi il n'est pas rare dans les entreprises de rencontrer des seniors (ou même des presque-seniors) décliner à tout bout de champ leur long CV, comme pour justifier leur présence et accessoirement leurs émoluments. Mais ne nous trompons pas, il s'agit plus d'un aveu d'incompétence (et hop , on reparle du principe de Peter !) que d'une opération de marketing personnel.

Une de mes références, un cow boy septuagénaire lors d'un séminaire mémorable martelait à coup d'éperons qu'il fallait balayer d'un revers de la main tout ce qui avait plus de trois ans...et de rappeler cette maxime de Confucius: "l'expérience est une lanterne attachée dans notre dos, qui n'éclaire que le chemin parcouru"

Car tel est le problème. L'expérience posée comme une qualité isolée est une absurdité. Au contraire, c'est un carcan redoutable qui bride l'envie du risque et de l'innovation. En la matière il vaut mieux être inexpérimenté et aborder les problèmes avec un regard neuf et critique. L'expérience n'a jamais empêché de faire des erreurs, tout au plus elle permet de ne pas s'en apercevoir.

La portée créatrice et boostante de la méthode du "c'est plus vieux que 3 ans ? alors on oublie !" systématique et sans appel, est étonnante et efficace...

Croyez-moi, cela fait plus de dix ans que je la pratique...

La richesse des queues...

Cahw9ojmLes queues sont des microcosmes de la vie. Toutes les situations sont reproduites en échelle réduite. C'est un terrain idéal pour observer, apprendre et apprécier la richesse des comportements humains: conflits, solidarité, agressivité, égoïsme... Elles permettent aussi de vérifier les fameuses lois de Murphy: pourquoi les autres queues avancent plus vite, pourquoi la personne devant vous a pris un article sans code barre, pourquoi les autres sont toujours moins pressés que vous...

J'ai toujours aimé cela, en particulier dans les supermarchés. Choisir la queue la plus haute en couleur, la plus fournie, prendre du temps pour observer les comportements, les transposer, les décortiquer...un vrai régal !

La période est propice. Les queues sont longues en ces jours d'avant fête. Choisir la plus longue c'est la garantie d'un enrichissement sans pareil, d'un pur moment de bonheur et de réflexion intense... Et vous comprendrez aussi ce terrible paradoxe: pourquoi les retraités vont faire leurs courses le samedi matin...

L'ère du management romantique

Rose Après près d'un siècle de rationalisation industrielle, issue d'un Taylorisme renié certes, mais jamais totalement abandonné, si on passait au management romantique ? L'illusion des groupes de progrès ou autres cercles qualité n'a fait que masquer la progression lente et inexorable du rouleau compresseur vers la raison et le formalisme...Aujourd'hui tout n'est que règle, conventions, formulaires. Tout est cadré, encadré, formalisé, aseptisé...L'industrie est devenue fade et grise. Tout est pensé, prévu, anticipé, manipulé. Les survivants de ce monde sans goûts ni couleurs ne sont que des maillons de la supply chain, jouets des adeptes du juste-à-temps, pantins agités au gré des modes, sacrifiés sur l'autel du "client est roi" ou du "profit à 2 chiffres"...

Et  si on passait au management romantique ? et si on libérait les sens dans tous les sens ? si on se fiait à l'intuition ? si on libérait les fragrances dans les ateliers et les bureaux ? si on laissait aller ses aspirations égoïstes ? si le coeur et l'âme guidaient nos décisions ? si nos sentiments l'emportaient sur la raison ? si la séduction, le badinage prenait le pas sur la rigueur et la mesure ?

Pourquoi le monde industriel occidental doit-il mourir résigné et terne ? la folie, l'espérance, le fantastique, le mystérieux ouvriront d'autres horizons, des dimensions inconnues dans le monde de la performance. La froideur a tué la créativité. Réchauffons nous. La calotte glaciaire du tout planifié est en train de fondre...

La nouvelle ère du management est ouverte...l'ére du management romantique...

Bravo !

Sigy_017 Presque deux années après l'annonce de la fermeture de l'usine et un an après sa fermeture définitive, un point sur ce projet de haute volée de délocalisation de la production. La Chine n'est qu'un lointain souvenir, la Tunisie se débat dans des problèmes sans fin, et ne parvient toujours pas à produire la moindre lampe correcte. Amis lecteurs du blog, ces ampoules que vous voyez tournoyer sur votre gauche, avec panache, ont été les dernières images en mouvement d'une usine assassinée par un groupe qui aujourd'hui se meurt sans gloire. Le spectacle est pitoyable, mais c'est quand même avec une certaine jubilation que l'on contemple l'échec de ces charognards. Personnellement, je leur donnerais bien le coup de grâce...

Anciens combattants

ObeseCela devait arriver....et c'est arrivé hier, notre premier repas d'anciens combattants, rescapés de l'aventure...

En fait il faut en faire souvent, des repas comme celui-là. C'est indispensable, au risque de ne plus reconnaître nos anciens collègues et amis...7 anciens, 5 au boulot, 1 en recherche et le dernier qui confectionne des macarons à la noix de coco toute la journée...ben oui, BL nous annonce tout sourire qu'il prend 1 kg par semaine. Le calcul est vite fait. A ce rythme là, il lui faudra 2 cartes chômeur pour prendre les transports en commun, dès cet été...

Le repas fut alerte malgré l'embonpoint de notre camarade...comparaisons des nouveaux jobs et de la désorganisation ambiante, point commun entre nos nouvelles entreprises, comme si la défunte notre était un cas à part...d'où la question philosophique qui m'agite...:

Le chaos est-il nécessaire pour survivre ?

ou la mémoire collective n'est elle pas trop sélective...?