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Le ciel par dessus les toits...

Ciel Le ciel est bleu aujourd'hui. En fait c'est drôle, je n'avais même jamais remarqué qu'il y avait un ciel au-dessus de ces murs gris. Peut-être y-a-t'il un soleil aussi ? et des fleurs ? et des oiseaux ? alouette...

Aujourd'hui nous avons décidé de faire un voyage de fermeture. Une bonne occasion de tester la voiture la plus longue du monde de SM. Enfin, c'est ce qu'il nous dit. C'est vrai que même à six, on est au large. Six dont trois recasés, un futur proche recasé, un futur lointain et un conditionnel.

Le paysage défile et la voiture tangue. Dans une voiture aussi longue, les dernières places, c'est comme le petit train du vivarais... Nous remercions RD de nous avoir invité à St Etienne pour visiter une usine qui vit. En plus c'est le repas de Noël. Que du bonheur !

Ce soir on ne se dira pas à demain. Les jours vont recommencer à grandir. Nous sommes en vacances et allons prendre le temps de vivre.

Sauf JLE qui a un entretien pour le job du siècle, lundi. Mais dès mardi, squash et bringue...et on se promet de remettre ça toutes les semaines.

Nous venons de vivre les moments les plus extraordinaires de notre carrière...pas les plus drôles, mais vraiment les plus extraordinaires..et quand j'ai entendu la sirène du 36 tonnes canadien qui a failli nous écrabouiller tous les six dans la voiture la plus longue du monde...je me suis dit que finalement , on était quand même verni...

Résistance...

Med4_1 La fin s'approche. Le bruit des tronçonneuses déchire la quiétude de notre camp retranché. Les dézingueurs finissent leur sale boulot. On en croise de temps en temps au moment du ravitaillement, crasseux, le regard vide, sans âme. Leur chef guette le moindre de nos faux pas pour jeter ses troupes avides de destruction  sur le dernier bastion. La résistance s'organise. Comme à  Dien Bien Phu...on connaît l'épilogue, mais l'honneur est plus fort que tout. Dans une odeur de vieux pinard éventé nous continuons, jusqu'au bout. Chaque matin le salut au drapeau, au son de l'internationale, de 6 cadres désespérés mais debout, a quelque chose de pathétique...(voir la photo, floutée par précaution...). Vétérans décorés, nous rendons ainsi un vibrant hommage aux 270 personnes qui encore il y a quelques mois faisaient résonner de leur enthousiasme les murs centenaires de cette usine qui se meurt...

Que des bonnes nouvelles !

Fort De notre forteresse, protégés encore contre les assauts des démolisseurs d'usine, nous résistons et vivons au gré des bonnes nouvelles...6 cadres quadragénaires (tous dans le secteur de la production) à chercher un job il y a  un mois, plus que 3 aujourd'hui... EG, enfin, après nous avoir gratifié d'un suspens insupportable a enfin décroché la timbale...Bravo ! Cela doit remonter le moral de tous. La montée en puissance est longue, l'apprentissage est difficile, mais on finit par trouver le bon job...

Bravo aussi à une bloggueuse jeune et sympa, Sylvie, suivie par mes collègues-lecteurs aussi et qui vient de trouver un job sympa. Nous lui adressons nos félicitations. En lisant les différents blogs, je me suis rapidement convaincu qu'il était finalement plus difficile de trouver un premier vrai travail à 25 ans, qu'à 45...Cela doit être difficile et angoissant de se voir reprocher le manque d'expérience...malgré tout l'enthousiasme, la fraicheur, la mobilité...Même s'il est toujours rageant pour un cadre expérimenté d'être recalé à cause de son "surdimensionnement", il est confortable de pouvoir s'appuyer sur cette fameuse expérience et avoir la possibilité (le luxe ?) d'alléger des critères souvent très (trop ?) stricts.

Notre challenge aujourd'hui ? tous les locataires du fort retranché devront avoir retrouvé un super job avant la fermeture définitive de l'usine, qui aura lieu irrémédiablement le 31 décembre...

Patron ni syndicaliste...ou les deux ?

Images_2Une usine qui ferme, c'est d'abord une remise en question pour tous. Certains continuent leur chemin ailleurs, en droite ligne de leur expérience passée. D'autres bifurquent, et s'orientent dans des domaines aussi inattendus que déroutants. Pas facile de changer  quand on a fait 20 ou 30 ans dans la même entreprise...La plus drôle (et la plus courageuse) des reconversions concerne "mon" syndicaliste préféré. Cet harangueur des foules, pilier inamovible du CE, pourfendeur des injustices sociales, forcené des droits acquis et cauchemar du DRH (bon c'est vrai, j'exagère...un peu), est devenu...patron !!!

FO perd un adhérent, le MEDEF (ou la CGPME...) en gagne un. En réalité il est difficile de savoir qui est le vrai perdant et le vrai gagnant. Ce qui est sûr , c'est que si ce cas se multiplie, les 35 heures ont du souci à se faire...

En tout cas bonne chance à lui...

Nouvelles du front...

MappemondeMon blog, et je supppose les blogs en général, en dehors des appels à la violence (!), a de nombreuses fonctions. L'une d'elle est d'informer amis et collègues expatriés, du sort de ceux, qui fidèles jusqu'au bout par devoir ou par nécessité, assistent à la mort lente de leur entreprise. Ainsi BD de son trou (de gruyère) suisse, DL (dit L'ours des carpathes) de ses forêts tchèques ou MP futur moule-frite peuvent à loisir s'informer des pérégrinations de leurs ex-collègues préférés...

  • Aujourd'hui c'est un grand jour pour CJ , célèbre auteur des japioteries, qui nous quitte pour intégrer sa MESORE. Voilà le plus bel exemple d'une gestion sage de carrière avec une MESORE excellente, qui s'est transformée en job en or...
  • Depuis ses mésaventures informatiques (encore un pléonasme !) JLE est victime d'une véritable diarrhée postulatoire qui devrait un jour déboucher sur du solide...
  • Le très polyvalent SM a eu du mal à retrouver ses esprits. Depuis le coup des petites culottes, il ne fait plus dans la dentelle. Il postule sur tout ce qui bouge.
  • Ma note sur BL a-t-elle eu un impact positif ? difficile à savoir et à croire aussi. Toujours est-il que BL est cloitré dans son bureau depuis 2 jours, les yeux rivés sur son écran...(*)
  • Le superstitieux EG est sur une piste en or. Son bureau est encombré de trèfles à 4 feuilles, pattes de lapin , fer à cheval et autres amulettes pour conjurer les mauvais esprits qui pourraient faire capoter  son ultime entretien.
  • Et enfin, votre serviteur bénéficie comme prévu d'une semaine faste avec la programmation d'un entretien final pour le début de la semaine prochaîne...

J'en profite pour websaluer CG, GT, AC et tous les autres, fraichement recasés, pleinement heureux dans leur nouveau job.

NB: Le premier qui m'accuse de faire comme sur TF1, qui produit des émissions sur ses propres émissions...il aura...raison ! le gisement est sans fin et peu coûteux ! je viens d'écrire une blognote sur mes autres blognotes. C'est un bon filon, je dois dire...

(*). Dernière minute. Fausse alerte, BL est en train de faire un Free Cell d'enfer, sur son PC...

Paniac attitude...

PaniacJ'ai envie de vous parler un peu de mon collègue BL, paniac (*) invétéré... Adepte du JER (Juste En Retard), il fonctionne en permanence à l'adrénaline, sa drogue préférée. Le courrier s'accumule dans sa panière, les tas de dossiers jouent à l'empire state building sur son bureau, ses disques durs sont tous pleins à ras bord. Il est partout et nulle part. Glouton insatiable des dernières nouveautés, il dévore les kilomètres, ingurgite les plans d'action. C'est le paniac dans toute sa splendeur...toute sa créativité, tout son talent, son insolente réussite, c'est dans l'état d'urgence qu'il les transcende. Alors pourquoi je veux vous parler de mon collègue BL ? simplement parce que comme nous, les autres (les non-paniacs), il est sensé chercher un job. Sensé !!!...il nous énerve en fait...il nous nargue, involontairement...nous, on connait trop la fin de l'histoire, quand juste après le dernier moment, à l'occasion de sa seule candidature il décrochera Le Job...

Et alors, nous, penauds, avec nos dizaines d'entretiens, nos centaines de candidature spontanées, nos allures de coureur de fond essoufflés, on ne pourra pas s'empêcher de le maudire...

(*) paniac: Maniaque de la panique. on peut le reconnaître à son rythme de pas accéléré, son fort débit de parole, ses horaires décalés au travail et le WE, sa propension à mettre de la mayonnaise partout , son hystérie chronique au téléphone et ses insultes au squash (bon OK, mon étude ne porte que sur un spécimen isolé...).

Pas drôle !

RireDans la série "mes collègues et le recrutement", laissez moi vous raconter l'histoire pas drôle de JLE...

Resituons le contexte. Comme chacun d'entre nous, JLE doit rechercher un job. JLE, cadre dans la force de l'âge et dynamique fait preuve depuis le début d'un optimisme à tout crin. Pas de problème, en 3 mois c'est réglé, il aura réorienté son activité professionnelle.

C'est ainsi qu'il se met, fin septembre (largement après nous) à postuler via internet aux offres intéressantes. La première semaine, il ressemble à tous les postuleurs débutants: à chaque fois c'est tout dans la poche. Nous sommes là pour relativiser...30% de réponses positives, ça serait déjà pas mal.

Et puis, petit à petit, sa joie de vivre, son enthousiasme s'atténuent...aucune réponse...probablement que les postes sont pourvus en interne...

Il maigrit à vue d'oeil...il met ça sur le compte d'un pseudo régime pour améliorer ses performances sportives. Il continue à postuler, mais ne reçoit toujours aucune réponse. Pas de nouvelle, bonne nouvelle ! Il se rassure, mais continue à dépérir. Il va jusqu'à se faire plomber au squash par le plus faible de ses collègues...

Je vous avais prévenus, ce n'est pas une histoire drôle !

Et puis lors d'une première relance, on lui signale n'avoir rien reçu de sa part. Tout en croyant à une affabulation de recruteur et malgré ses forces qui l'abandonnent, JLE décide de creuser l'affaire. Il s'aperçoit alors d'un bug dans la configuration de son courrier sortant, qui  envoyait ses mails vers une mystérieuse destination, sans rapport avec les destinataires...en remontant le cours des évènements, il découvre qu'un informaticien zêlé était intervenu il y a un mois mal à propos sur la dite configuration...

C'est pas drôle, certes...mais on est plié en deux, quand même...

Morale de cette histoire (par JLE himself): quand c'est possible, envoyez le mail de postulation en copie à une autre adresse. En plus ça permet de voir, certes trop tard, toutes les fautes quand on le relit...!

Trop culotté ?

Lingerie Encore une semaine qui s'est écoulée, avec son lot de bonnes et mauvaises nouvelles...au niveau de la recherche d'un job, je veux dire. 270 personnes en même temps, ça fait tout un tas de micro-histoires passionnantes...

Je vais retenir celle de SM (ça ne s'invente pas !) qui a raté le coche après le 5ème entretien, pour un job de logisticien dans...la lingerie fine...C'est avec envie et une pointe de jalousie que tout le monde l'imaginait (homme et femmes, pour des raisons différentes !) en train de brasser des millions de petites culottes et autres porte-jartelles...

Mais qu'a fait SM pour rater une telle opportunité ?

Mon hypothèse à moi, c'est qu'il s'est trop concentré sur le produit...c'est une erreur. De s'enquérir avec avidité du nombre de modèles, des formes, des couleurs, des tendances a dû surprendre et dérouter les recruteurs. SM a fait une erreur de stratégie. Quand on aime son job, on aime forcément son produit...pas le contraire...Montrer son intérêt , oui, son obsession, non...

Comme nous connaissons SM, Il n'a pas fait dans la dentelle...trop culotté peut-être, c'était son premier contact, il faut dire. Cette expérience lui servira. il a du talent, il rebondira.

Proverbe du jour...

Ours_2 Allez, aujourd'hui je vous offre un petit proverbe breton:

"Ours des Carpathes oisif aujourd'hui tu es, Fenec du désert laborieux demain tu seras"

Jour de deuil

Cercueil Je ne peux résister à m'associer au deuil qui frappe mon collègue CJ, qui voit sa candidature au poste de responsable de fabrication dans une usine de cercueil rendre brusquement l'âme...Aucun signe avant coureur n'avait laissé présager une aussi triste fin. Cette candidature était solide, argumentée, étayée...bref, en bonne santé !

CJ est atterré ce matin, nous aussi d'ailleurs. Nous le remercions encore pour ses propositions, certes un peu prématurées, de nous faire profiter des promotions et des occasions en or de son ex-futur job...