Ma Photo

son

Explose blogs

compteur

Conseillé par...

« février 2007 | Accueil | avril 2007 »

Ma fille s'appelle Laura et j'ai le permis B...

Conduite Il faut bien que je justifie l'hébergement de ce blog sur cadre on line par une petite note consacrée à la recherche d'emploi. Et encore plus si je veux briguer le titre envié de blog de l'année sur blogemploi, comme Antonia qui laisse son titre 2006 en pâture pour briller sous d'autres cieux...

On pourrait supposer qu'aujourd'hui que les techniques de recherche d'emploi sont enseignées dans les écoles. On n'imaginerait pas, par exemple, une école d'ingénieur qui ne dispenserait pas le minimum vital, à savoir la rédaction d'un CV et d'une lettre de motivation.

Et bien, non. Ayant l'occasion de consulter des CV de jeunes ingénieurs, je vous livre un échantillon de ce qui déclenche chez moi au minimum un sourire et très souvent un envoi direct dans la corbeille...

  • Les CV de 2 pages ! trop long, pas envie de les lire, encore plus chez un débutant !
  • Le prénom des enfants en tête de CV, au cas où il y ait une crèche...
  • L'indication du permis B, important effectivement dans le cas d'un ingénieur-livreur...
  • La mention au bac, surtout quand c'est AB, ça c'est corbeille immédiatement !
  • l'allusion à la réputation de l'entreprise dans la lettre sans la connaître !
  • La décomposition de la suite Office dans la partie informatique du CV...
  • Les tartines en général, type liste de logiciels informatiques, de méthodes...
  • Les abréviations incompréhensibles...

Dommage, j'aurais bien voulu savoir aussi si le candidat était passé par la conduite accompagnée, sa note à l'oral de français et si la petite Laura faisait de la danse classique...

La liste pourrait être longue. Celle-ci est loin d'être anecdotique. Pourtant en ayant testé des deux côtés l'efficacité des lettres de motivation et des CV, les grandes lignes sont simples: sobriété, adaptation de la lettre ET du CV au poste recherché, concision. Quand on voit ce florilège, on imagine aisément que la recherche d'emploi est enseignée par des gens n'ayant pas eu à se confronter au sujet, et qui probablement n'auront jamais cette heureuse opportunité...

Et pour ceux qui ont du talent, un grand talent, le CV chanté et animé dont on ne se lasse pas...Alexandre Guéniot, un informaticien créatif , rare et génial !

A bribes abattues !

Jambes_3 Mes entrainements de course à pieds malgré leurs exigences sont toujours des sources d'intenses réflexions (sic). Une fois que le pectiné, le long peronnier et  le jumeau interne chauffés à blanc donnent leur pleine mesure, parfaitement alignés , l'esprit peut s'évader et courir à sa guise de son côté. Un de mes jeux favoris est de saisir à la volée les bribes de conversation lorsque je dépasse des groupes de coureur. Et d'imaginer la suite...et quand la phrase captée est piquante il m'arrive brusquement de ralentir pour en connaître la suite...en entrainement, on appelle ça le fractionné...on accélère et on récupère..dans mon cas c'est le fractionné commère ! Aujourd'hui les bribes étaient très courtes, à peine quelques  mots: "...erreur de la maquilleuse...",  "...enfermé dans le placard...",  "...des stigmates rouges..." Aujourd'hui j'allais trop vite, à peine le temps d'imaginer cette femme enfermée dans un placard avec un grand trait de rouge à lèvre en travers du visage. Je me sentais bien, ne sentant pas la douleur, volant au-dessus des galets saillants. J'en étais sûr, en ce petit matin frisquet, ça sentait la perf...genre record du tour...

Las, le chrono fut décevant...faut-il absolument souffrir pour gagner ? le bien-être est il compatible avec la performance ? ma vision du management performant n'est-elle que délire idéaliste ? j'avais chaud, le constat m'a refroidi...

La revanche des indiens...

Indiens ...sur les cow-boys....cette semaine mon ex-entreprise a annoncé son rachat par un groupe indien. Les cow-boys américains, après avoir faire un grand ménage à grand coups de n'importe quoi, ont probablement atteint leur objectif: faire une grosse plus value en rendant la mariée beaucoup, mais alors beaucoup plus belle qu'elle n'est en réalité...avec comme carte de visite, la suppression d'une usine (ce qui fait bien de nos jours), un site dans un pays à bas coûts (ce qui est indispensable de nos jours). Il faut reconnaître que tout était annoncé, planifié, sans surprise...des investisseurs qui rachètent un groupe en difficulté, qui font quelques restructurations de façade, sans se soucier des conséquences à long terme, et le tour est joué...les lendemains seront moroses pour les survivants, leur scalp est en danger...

Tu sers plus à rien, tu gicles !

Bucheron Une des raisons profondes du manque de performance de l'entreprise et du malaise ambiant dans la plupart d'entre elles, vient du fait qu'on a la désagréable impression de scier la branche sur laquelle on est assis...Et ce n'est pas qu'une impression ! Regardons les choses de près...une grande partie des salariés et l'encadrement en première ligne est là pour régler les problèmes. Le hic est que si on règle définitivement le problème, on règle le sort du régleur de problème juste après. Parce que dans l'entreprise on a toujours un régleur de problème placé un cran au-dessus et quand on devient soi-même un problème, on gicle !!!

La faute à qui ? ben, Arlette, aux patrons ! en tout cas à une partie d'entre eux qui érigent en culture d'entreprise la schlérosante ligne de conduite "tu sers plus à rien, tu gicles".

Avec une telle culture les ravages cachés sont légion. Inconsciemment ou pas on ne cherche pas à prévenir, mais juste à panser les plaies, histoire de garder des problèmes sous le pied. On glorifie les zorros et le spectacle au détriment du travail de fond. On muselle toutes les élans de créativité, les idées pour supprimer les gaspillages innombrables, on encourage les magouilles et les jeux de pouvoir... 

Pire que cela , certains sont payés proportionnellement aux nombre de problèmes réglés. Qui ne connait pas de service maintenance effectuant des heures supplémentaires pour résoudre des pannes qu'ils auraient dû prévenir ?

On parle, c'est la mode, de valeur ajoutée. Soyons direct, aujourd'hui, peu dans l'entreprise ont une réelle valeur ajoutée. L'entreprise autogénère une masse de problèmes qui enfle exponentiellement avec le nombre de salariés. Jusqu'au jour du Power 8 (cf airbus) ou autre plan drastique de réduction des effectifs.

Et si l'entreprise développait une autre culture...si on considérait enfin l'homme comme une unité d'investissement et non comme une unité d'exploitation qu'on cherche à supprimer par tous les moyens ? si on annonçait clairement que tout gain de temps suite à un problème éradiqué serait transformé en formation et en transfert de tâches tournées vers l'innovation et le développement...si on investissait tous ces temps gagnés pour enrichir chaque acteur de nouvelles méthodes, de nouvelles compétences, de nouveaux métiers ? si on décourageait les comportements liés à la peur consciente ou non, de perdre son emploi ?

Quel patron peut ignorer un tel effet de levier sur les performances de son entreprise ? qui aura la clairvoyance d'affirmer et d'assumer qu'aujourd'hui 50% de notre temps (probablement plus !) n'est que gaspillage et qu'on va supprimer ces temps perdus pour apprendre, grandir, évoluer, développer, créer...