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Le salaire des désosseurs en Suisse...

SuisqCertains sites comme MyBlogLog permettent aux bloggeurs de connaître l'origine de leurs lecteurs. Le coktail des visiteurs de l'Indelocalisable est composé indéfectiblement d'un tiers de connaissances, un tiers de membres de la bloggosphère et un tiers de paumés qui atterrissent au hasard d'une recherche sur le web. On peut connaître ainsi les mots clefs tapés sur google par des surfeurs pas toujours bien inspirés.

Le plus drôle et le plus inattendu d'entre eux, récemment, est parvenu jusqu'ici en recherchant "le salaire des désosseurs en Suisse" !

C'est fou, ça, de chercher le salaire des désosseurs en Suisse ! Moi qui pensais qu'on était désosseur par vocation ! J'imagine sa tête en débarquant sur le site des indelocalisables, il est tombé sur un os, le pauvre...

En fait, non, je n'imagine pas la tête d'un désosseur. Et puis qu'irait-il faire en Suisse ? Que des stars décaties y aillent croupir, soit, mais un désosseur en pleine force de l'âge, passionné par son métier ? N'y a t'il pas suffisamment à désosser en France ?

Décidément, tout fout le camp... les entreprises en Chine, les désosseurs en Suisse... qui va faire de vieux os dans notre beau pays ?

Sec comme le plus sec des raisins secs

Hamster Il y a quelques temps, Lili le hamster familial, joueur invétéré, tourneur de roue vertébré, as-virevolteur devant l'éternel, a disparu au grand désespoir de mes enfants (et à mon grand soulagement). Plusieurs semaines après, lors d'un nettoyage de printemps, j'ai retrouvé Lili derrière le frigo , sec comme le plus sec des raisins secs...

J'imagine déjà vos mines déconfites (en un seul mot), mais que vient donc faire cette histoire de carpette dans un blog sérieux consacré au management...?

Rien. Ou presque rien. Si ce n'est que depuis quelques temps mon collègue de la logistique SM (1), ex-futur spécialiste en petites culottes reconverti dans la grosse mécanique, me fait penser à Lili. SM le roi de l'urgence, le prince de l'oreillette, le Maurice Herzog des tas de palettes, le monsieur un-tour-d'horloge de l'entreprise (2) risque d'être la prochaîne victime du client dictateur...

Car s'il y a des mondes où le client n'est encore que roi, dans celui de la sous-traitance automobile, il est dictateur. Et l'alternative est simple: soit vous dites non aux folles exigences de votre client et son culte du juste-à-temps-surtout-chez-les-autres et vous vous retrouvez à l'ANPE, soit vous dites oui et un jour, au retour d'un WE, on vous retrouvera comme Lili, sec comme le plus sec des raisins secs, au fond du stock de produits finis.

(1) SM, un de mes collègues préférés, ex-membre de la résistance de l'entreprise défunte que j'ai entrainé avec moi dans la merveilleuse aventure de la sous-traitance automobile.

(2) Appelé ainsi par sa capacité unique à enchainer des séries de 12h non-stop dans l'entreprise.

Le réveil du blog qui dort...

Lit Mon blog fait preuve de paresse, certes. Mes flaneries me portent plus volontiers sur ceux que j'aime particulièrement lire, et je sais que dans la liste je vais en oublier...j'aime découvrir la planètargonaute de bon matin, puis je pars à la cueillette du concombre masqué. Repus j'aime chroniquer en dégustant un thé avec Antonia, me délecter des histoires de dom,  humer la cuisine de Mercotte, respirer une bouffée d'oxygène chez Nellooo...et puis me perdre dans les tréfonds du monde Blog avec délices, en découvrant chaque jour de nouveaux univers.

Et puis hier dans la torpeur de ma paresse mon propre compteur s'est affolé, comme s'il se mettait à indiquer le temps qui passe. 200, puis 300 connections dans la journée...la folie s'emparerait-elle de mes admirateurs (trices) ?

Grâce à la diligence et la perspicacité de My bloglog, je me suis aperçu que la revue Stratégie avait diffusé sur sa newsletter un petit article sympa et attirant intitulé "Indélocalisable mais recasable", avec un lien qui fait du bien. Cela donne envie de se réveiller.

J'en profite aussi pour rendre la monnaie à  Stratégie qui grâce à ce lien, verra ses propres statistiques flamber...

Management ou manipulation ?

Mario3 Les techniques de management dans les entreprises ne sont elles tout simplement que de basses techniques de manipulation ? Quand on regarde de près l'éthymologie des deux mots la racine commune est évidente...Et le terme manipulation fait evidemment peur. On veut bien revendiquer le qualificatif de bon manager, mais pas celui de manipulateur doué ! Et si l'on accepte d'être managé, on refuse d'être manipulé ! Pourtant l'évolution des modes de management dans l'entreprise va clairement dans la direction de la manipulation. Jadis le pouvoir de la hiérarchie était tel, que les décisions étaient imposées. Dans ce cas là les choses sont claires, on est privé de liberté, on exécute.

Aujourd'hui tout l'art du management réside justement dans le développement de l'illusion de liberté. L'objectif est d'amener des individus à faire ce qu'on veut qu'ils fassent en toute liberté. Illusion, en effet, car spontanément ces mêmes individus, sans leur "manager", auraient pris un chemin très différent...

Sans forcément souhaiter le retour du tout directif, il est important au moins de valider nos modes de management/manipulation (ceux qu'on impose et ceux qu'on subit) en vérifiant qu'ils sont cohérents avec nos intérêts et notre bien-être.