Ma Photo

son

Explose blogs

compteur

Conseillé par...

« novembre 2006 | Accueil | janvier 2007 »

Bonne soupe aux poireaux 2007

Soupe_1 Bien laver les poireaux et les couper en rondelles. Les faire revenir dans le beurre fondu 5 mn avec l'oignon émincé. Mouiller avec le bouillon et le vin, saler, poivrer et laisser cuire. Retirer du feu et laisser la soupe se reposer 5 mn. Partager en trois. Ralonger chaque part avec une quantité croissante de crème.  Dans la part la plus forte en crème, broyez quelques brins d'aneth. Dans la part du milieu rajoutez du gingembre et enfin une goutte de harissa dans la troisième. Commencez à remplir au tiers d'un grand bol de cette dernière partie. Puis très délicatement, pour garder les couches intactes, versez la deuxième partie au deux-tiers et enfin complétez avec la troisième couche à l'aneth.

Vers minuit, plongez une paille première couche et buvez lentement. Sentez la douceur de 2006 qui doucement s'éloigne, puis attaquez l'année 2007 au gingembre pour revigorer vos sens altérés et enfin terminez dans la braise de la troisième couche.

Eteignez ensuite le feu avec un verre de vodka glacée. Bonne année.

Fresque historique !

Les murs s'en souviennent. Ceux-là résonnaient encore du bruit des chaînes de fabrication quand un beau matin du 14 juillet 2005, escaladant les barrières acérées , quatre inconnus s'infiltrèrent dans ces lieux bannis des maîtres du monde, avec des intentions peu recommandables. Quatre Indélocalisables, cadres bien-comme-il-faut se transformèrent en trublions bovéristes le temps d'une oeuvre à la gloire  de l'usine assassinée. Dans un feu de couleurs et de rancoeurs, une fresque historique vit le jour sur ces murs centenaires...la vidéo circulait sous le manteau. je la diffuse au grand jour, et les quatres coupables ne sont même pas floutés...

Les boules de Noël...ou on a le chef qu'on mérite...

Boule_noel_2

Mon ex-patron s'appelait Noël et, comme nous tous, il en a eu gros sur la patate lors de la fermeture de l’usine.
En pensant aux boules de Noel, je me disais qu’on a vraiment le chef qu’on mérite. Les plaintes, les rancoeurs contre son chef ne sont que de bas alibis pour accepter une situation qui finalement nous convient. Râler est confortable, trouver un coupable à tous nos maux aussi. Les techniques de management s’appliquent aussi à son propre N+1 (attention danger, elles sont inopérantes avec le N+2 !). Elles permettent d’écouter, de comprendre, de négocier, d’anticiper. On peut faire évoluer son chef, on peut le modeler, le façonner, s’adapter, l’adapter…au pire en changer !


Quant à moi, j'en ai fait mon adage (encore un !) :


                                     "J'ai le chef que je mérite, même s'il m'irrite..."


Le recrutement au clignotant

Clignotant Continuons à faire le tour des techniques de recrutement les plus innovantes et les plus performantes. Après l'initialogie, examinons les atouts du recrutement au clignotant. Cette méthode ne consomme que peu de moyen et possède un ratio résultat/temps passé étonnant. Il suffit de se poster à l'entrée de l'entreprise et d'observer si le postulant met son clignotant pour tourner. Cette manoeuvre, trop souvent considérée comme anodine, recèle des enseignements-clé pour votre recrutement. En effet celui qui l'utilise a de grandes chances d'être:

  • Proactif, anticipant et prévenant les évènements
  • Respectueux des règles
  • Autonome et responsable
  • Altruiste
  • Parfaitement formé à la différence entre la gauche et la droite

Autant de qualités qui feront du candidat clignoteur l'oiseau rare que vous cherchez. Alors, rapidement vous ferez votre cet adage:

                "celui qui met son clignotant ne peut être foncièrement mauvais".

67 secondes de bonheur...

OreilleVisiteurs perdus sur ce blog survivant, ou flâneurs nostalgiques des temps passés, les reflets multicolores de ces lampes fantômes illuminent vos écrans dans un silence de mort. Heureusement grâce à des recherches minutieuses, accompagnées d'analyses spectrales complexes, j'ai réussi à extraire l'impossible: un son à jamais disparu , témoin d'une vie éteinte,  le son de l'Usine. Prêtez l'oreille à chaque fréquence, identifiez le claquement métronome des entrainements mécaniques, sentez le souffle des chalumeaux et vibrez au rythme des échappements pneumatiques. Mais surtout, dans un silence religieux, percevez ces quelques voix venues d'outre-tombe, à peine audibles comme si elles venaient des espaces interstellaires...d'une constellation nouvelle, celle des Indélocalisables...

Ndlr: cliquez sous le lecteur, à gauche , sous les lampes en folie, et la magie vous ravira...

Le mouvement perpétuel

3102 Alchimistes, savants fous, vous aviez raison, le mouvement perpétuel existe. Ces petites lampes à incandescence enfantées dans un panache bleu en sont la preuve. Pour l'éternité elles virevolteront, danseront au son des mécanismes cadencés, dans la chaleur du verre en fusion, dans les parfums mélangés des graisses rancies. Elles feront fi pour toujours, comme le berger du Larzac ou le postier de l'Aveyron, des stratégies industrielles et de la mondialisation nécessaire (?). Chinois sous-payés ou tunisiens exploités n'auront pas perçé le secret de ce ballet parfait, de l'amour mêlé au feu, de la dextérité absolue. Leur sourire de braise narguera à l'infini le grand Couillon, décisionnaire éclairé (!) et sa bande de démanteleurs fous. 

Le privilège de l'inexpérience

Images Trop souvent l'expérience, apanage des anciens évidemment, est mise en avant comme une qualité primordiale et indiscutable. Ainsi il n'est pas rare dans les entreprises de rencontrer des seniors (ou même des presque-seniors) décliner à tout bout de champ leur long CV, comme pour justifier leur présence et accessoirement leurs émoluments. Mais ne nous trompons pas, il s'agit plus d'un aveu d'incompétence (et hop , on reparle du principe de Peter !) que d'une opération de marketing personnel.

Une de mes références, un cow boy septuagénaire lors d'un séminaire mémorable martelait à coup d'éperons qu'il fallait balayer d'un revers de la main tout ce qui avait plus de trois ans...et de rappeler cette maxime de Confucius: "l'expérience est une lanterne attachée dans notre dos, qui n'éclaire que le chemin parcouru"

Car tel est le problème. L'expérience posée comme une qualité isolée est une absurdité. Au contraire, c'est un carcan redoutable qui bride l'envie du risque et de l'innovation. En la matière il vaut mieux être inexpérimenté et aborder les problèmes avec un regard neuf et critique. L'expérience n'a jamais empêché de faire des erreurs, tout au plus elle permet de ne pas s'en apercevoir.

La portée créatrice et boostante de la méthode du "c'est plus vieux que 3 ans ? alors on oublie !" systématique et sans appel, est étonnante et efficace...

Croyez-moi, cela fait plus de dix ans que je la pratique...

La richesse des queues...

Cahw9ojmLes queues sont des microcosmes de la vie. Toutes les situations sont reproduites en échelle réduite. C'est un terrain idéal pour observer, apprendre et apprécier la richesse des comportements humains: conflits, solidarité, agressivité, égoïsme... Elles permettent aussi de vérifier les fameuses lois de Murphy: pourquoi les autres queues avancent plus vite, pourquoi la personne devant vous a pris un article sans code barre, pourquoi les autres sont toujours moins pressés que vous...

J'ai toujours aimé cela, en particulier dans les supermarchés. Choisir la queue la plus haute en couleur, la plus fournie, prendre du temps pour observer les comportements, les transposer, les décortiquer...un vrai régal !

La période est propice. Les queues sont longues en ces jours d'avant fête. Choisir la plus longue c'est la garantie d'un enrichissement sans pareil, d'un pur moment de bonheur et de réflexion intense... Et vous comprendrez aussi ce terrible paradoxe: pourquoi les retraités vont faire leurs courses le samedi matin...

L'ère du management romantique

Rose Après près d'un siècle de rationalisation industrielle, issue d'un Taylorisme renié certes, mais jamais totalement abandonné, si on passait au management romantique ? L'illusion des groupes de progrès ou autres cercles qualité n'a fait que masquer la progression lente et inexorable du rouleau compresseur vers la raison et le formalisme...Aujourd'hui tout n'est que règle, conventions, formulaires. Tout est cadré, encadré, formalisé, aseptisé...L'industrie est devenue fade et grise. Tout est pensé, prévu, anticipé, manipulé. Les survivants de ce monde sans goûts ni couleurs ne sont que des maillons de la supply chain, jouets des adeptes du juste-à-temps, pantins agités au gré des modes, sacrifiés sur l'autel du "client est roi" ou du "profit à 2 chiffres"...

Et  si on passait au management romantique ? et si on libérait les sens dans tous les sens ? si on se fiait à l'intuition ? si on libérait les fragrances dans les ateliers et les bureaux ? si on laissait aller ses aspirations égoïstes ? si le coeur et l'âme guidaient nos décisions ? si nos sentiments l'emportaient sur la raison ? si la séduction, le badinage prenait le pas sur la rigueur et la mesure ?

Pourquoi le monde industriel occidental doit-il mourir résigné et terne ? la folie, l'espérance, le fantastique, le mystérieux ouvriront d'autres horizons, des dimensions inconnues dans le monde de la performance. La froideur a tué la créativité. Réchauffons nous. La calotte glaciaire du tout planifié est en train de fondre...

La nouvelle ère du management est ouverte...l'ére du management romantique...